Selasa, 27 Oktober 2009

about museum

About Museum
What Is A Museum?

* “A museum is a non-profit making, permanent institution, in the services of society and of its development, and open to the public, which acquires, conserves, researches, communicates and exhibits for the purposes of study, education and enjoyment, material evidence of man and his environment.” - International Council of Museums (ICOM)

* "A nation gains in a variety of ways from the efficient preservation of objects in museums... The collections are the heart of a museum. A museum cannot live without scholarship… any museum worth the name is engaged in the difficult search for new knowledge... without scholarship to guide every stage from collecting to indexing, the museum collections could not have served as the foundations for the enormous platform of knowledge they now support. As places of education museums have unusual advantages…they are capable of instructing and entertaining people from every educational group and age group in the same gallery Secondly their collections of objects stimulate a sense of wonder and instil an understanding which makes the same message (communicated by other means) seem remote and second hand (and) a museum can often dispense with those layers of interpretation which separate an object or evidence from the audience." - Australian Committee of Inquiry on Museums and National Collections, 1975

* “A museum is an institution for the preservation of those objects which best illustrate the phenomena of nature and the works of man and the utilization of them for the increase of knowledge and for the culture and enlightenment of the people.”

* “A finished museum is a dead museum and a dead museum is a useless resource.” - George Brown Goode, Principles of Museum Administration (quoted by R. Etheridge, 1910)

* “Museums collect, preserve, study and inform.” Derek Griffin, Queensland Museum, 2002. Museum Magnet Schools, Queensland Museum.


A museum is defined according to the International Council of Museums as: “a nonprofit making permanent institution in the service ofsociety and its development, open to the public, which acquires, conserves, researches, communicates and exhibits for purposes of study,education and enjoyment material evidence of people and their environment”.

Museums represent our heritage and are buildings of great importance. Retrofitting, conversion and extension of existing buildings into museums is an obvious solution to the increased functional requirements of museums as well as a solution for the maintenance of historic buildings.


[FR]

Une Petite Histoire Des Musées

Roland SCHAER, L’invention des musées, Découvertes Gallimard, 144 p.

Définition : Musée = du grec « museion », bois sacré consacré à Apollon.

Sens premier = une collection (XVe-XVIIIe siècle), puis le mot prend son sens actuel à partir du milieu du XVIIIe siècle : « Établissement ouvert au public où sont conservés, répertoriés, classés des objets, des documents, des collections d'intérêt artistique, scientifique ou technique, dans un but socioculturel, scientifique et pédagogique. »

Muséologie : science des collections, réflexion sur l’objet, discours qui étudie les musées.
Muséographie : modalités de la mise en scène des collections.

Les collections de ce type existe depuis l’empire néo-babylonien, mais elles ne sont alors pas exposées dans un lieu spécifique. César expose sa collection de portraits au Capitole. Au Moyen-Âge, les collections se trouvent dans des monastères. Le premier musée au sens moderne du terme date du XVe siècle : c’est le musée des Offices à Florence (architecte :Vasari), qui est ouvert au public. En France, c’est François Ier qui jette les bases de la collection royale, après avoir raflé quelques oeuvres en Italie lors des campagnes qu’il mène dans ce pays. À partir du XVIIe siècle, une véritable « collectionnite » s’empare de toute l’Europe : de nombreux cabinets de curiosité sont créés alors (collections privées, destinées à une seule clientèle privée d’aristocrates). L’idée d’ « espace public » fait alors son chemin :un État s’affirme, qui prend le relais des princes pour mettre en place ces collections. Au cours du XIXe siècle, l’idée de classification progresse également (Buffon, Linné : passage de de la classification dans les sciences aux sciences historiques).

L’ « espace public » est une notion très utilisée en sciences humaines et sociales depuis la thèse de Jürgen Habermas intitulée L’espace public : archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise (1963). Dans cet ouvrage, Habermas décrit « le processus au cours duquel le public constitué d’individus faisant usage de leur raison s’approprie la sphère publique contrôlée par l’autorité et la transforme en une sphère où la critique s’exerce contre le pouvoir de l’État. » Le processus en question est à dater au XVIIIe siècle en Angleterre (quelque trente années plus tard en France), siècle de développement de l’urbanisation et de l’émergence de la notion d’espace privé dans la bourgeoisie des villes. Habermas montre comment les réunions de salon et les cafés ont contribué àl a multiplication des discussions et des débats politiques, lesquels jouissent d’une publicité par l'intermédiaire des médias de l'époque (relations épistolaires, presse naissante)

En 1793, un décret de la Convention crée le musée du Louvre (musée central des arts), autourde la notion de « patrimoine » à disposition de la Nation (premier conservateur : DominiqueVivant Denon). À compter de 1795, les restes de monuments vandalisés par les révolutionssont réunis dans le musée de la sculpture antique et moderne. Enfin, en 1799, le musée desarts et métiers (musée des techniques) est créé.

Le XIXe siècle, siècle de l’histoire, est également celui des musées. On assiste à leur extension quantitative : des musées nombreux se créent en province (on en compte 15 dès1801, recevant des dépôts d’oeuvres du musée du Louvre) ; et qualitative (différents types demusées se créent alors : musées d’art, musées de sciences naturelles – muséum du Jardin desPlantes, zoos comme à Vincennes ou au bois de Boulogne, musée d’histoire à la suite desrecherches de Champollion). Dans le premier tiers du XIXe siècle dans la veine des historiensromantiques, avec leur intérêt marqué pour le Moyen Âge, se crée le musée de Cluny.

Enfin, le nationalisme du temps se manifeste dans la création d’un Musée des Antiquitésnationales (à Saint Germain en Laye) en 1862.

Au XXe siècle, on distingue deux grands moments :
- Dans le sillage de Georges Henri Rivière (1897-1985), et autour de l’ethnologue GermaineTillion, élève de Marcel Mauss, célèbre pour différentes raisons : ses enquêtes sur la Kabylie (sur les systèmes de parenté, auteur de Le harem et les cousins), ses implications dans la Résistance (déportée à Ravensbrück, elle y a écrit un opéra) au sein du premier réseau du Musée de l’Homme, et son rôle lors de la guerre d’indépendance d’Algérie (lors de la Bataille d’Alger en 1957, elle négocie avec les chefs du FLN pour obtenir un échange de prisonniers).

Le musée des arts et traditions populaires est créé alors (1937), dont la muséographie est pionnière (reconstitution à l’identique d’espace intimes, comme une cuisine paysanne en Aubrac). La notion d’« écomusée » est inventée alors.
- On assiste aussi au mouvement de « décolonisation muséale », qui passe par la mise en avant de l’anthropologie. Le musée de Mexico (créé en 1964) sur les cultures préhistoriques d’Amérique latine (Aztèques, Mayas). Le musée de la civilisation du Québec (1988) qui permet l’affirmation de l’identité québécoise. La première exposition temporaire qui s’y tient s’intitule « Mémoires ».
Importance du multiculturalisme. De la société globale à l’histoire globale.
Écomusées (1971) : de la communauté urbaine du musée de Monceau les Mines (dans une région en crise, reconversion de friches de la première industrialisation : c’est la « beauté du mort » dont parle Michel de Certeau).

LES RÉSERVES DES MUSÉES : CAVERNES D'ALI BABA OU BRIC-À-BRAC ?

Objet de nombreux phantasmes, la richesse supposée des réserves des musées a longtemps entretenu le mythe de trésors inestimables jalousement gardés par des conservateurs peu désireux de les présenter au public.

La situation est fort différente, et cela à maints égards.

Au terme des travaux conduits par la mission, force est de constater que la réalité des réserves des musées de France pose moins la question de leur richesse que celle de leur état.
On pourrait, en effet, être tenté de demander aux conservateurs : montrez-nous vos réserves et nous vous dirons quelle est la santé de vos musées !
Loin d'être un enjeu mineur pour la gestion des collections publiques, l'état des réserves apparaît comme un sujet central alors que s'affirme une nouvelle dimension de l'institution muséographique.

LES RÉSERVES : UN ASPECT ESSENTIEL DE LA GESTION DES COLLECTIONS

L'évolution qu'ont connue les musées depuis les années 1970 a conféré aux réserves un rôle nouveau dont l'importance, si elle est à l'évidence perçue par les conservateurs, n'a été que peu -et tardivement- prise en compte par la direction des musées de France.

Un rôle nouveau...

L'ordonnance du 13 juillet 1945 portant organisation provisoire des musées des Beaux-Arts1(*) définissait dans son article 2 le musée comme « toute collection permanente et ouverte au public d'oeuvres présentant un intérêt artistique, historique ou archéologique ».

Le mouvement de rénovation qui a affecté les musées depuis près de trente ans mais également l'ouverture au public de nouvelles institutions ont eu notamment pour effet de modifier durablement la conception même de collection muséographique. Cette évolution s'est traduite dans les débats du Conseil international des musées (ICOM), organisme relevant de l'UNESCO, qui a défini en 1974 le musée comme « une institution permanente, sans but lucratif, au service de la société et de son développement, ouverte au public et qui fait des recherches concernant les témoins matériels de l'homme et de son environnement, acquiert ceux-là, les conserve, les communique et les expose à des fins d'étude, d'éducation et de délectation. »

Le musée ne se borne plus à être le lieu où est présentée une collection mais affiche une triple vocation, à la fois scientifique, pédagogique et esthétique, qui exige l'existence d'un projet muséographique.

Le temps où le musée se présentait comme une accumulation d'objets dans une ambiance de grenier et où la différence entre les salles d'exposition et les réserves était assez mince est aujourd'hui révolu. Les institutions favorisent désormais des présentations qui s'organisent autour d'un discours construit à partir d'objets soigneusement sélectionnés pour en être la traduction.

Si cette conception du musée s'illustre avec éclat dans les musées de sociétés ou de sciences, elle s'applique également au domaine des Beaux-Arts pour lequel le souci d'exhaustivité conjugué à la vocation pédagogique clairement affirmée des nouvelles institutions a conduit à redonner leur place à des oeuvres ou à des genres un temps condamnés par l'évolution du goût.

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